Le Consulat Voltaire est installé dans l'ancienne sous-station électrique EDF Parmentier, construite en 1908 par l'architecte Paul Friesé. Pensé autrefois pour alimenter la ville en énergie, le bâtiment est devenu un espace où circulent désormais des formes plus difficiles à mesurer : des idées, des émotions, des savoirs, des désirs d'agir. Dans cette architecture industrielle ouverte et traversante, artistes, habitants, associations et publics se rencontrent pour partager ce qui nous relie autant que ce qui nous questionne.
Nous croyons que la culture commence lorsque des personnes qui ne se connaissent pas encore acceptent de partager un même espace, une même attention, une même question. Face à la tentation du repli, de l'entre-soi et des vérités toutes faites, nous faisons le pari de la curiosité, du doute et de la rencontre avec ce qui nous est étranger. Nous croyons que l'art ne sert pas seulement à rassembler. Il sert aussi à déplacer les lignes, à rendre visibles les réalités que l'on préfère parfois ignorer et à ouvrir des conversations que l'on ne savait pas encore nécessaires. Les œuvres ne changent pas le monde à elles seules. Mais elles peuvent déplacer nos regards, élargir le champ des possibles et transformer notre manière d'habiter le réel. Un lieu culturel peut alors devenir davantage qu'un lieu de diffusion : un espace où la création rencontre le réel et où l'imagination devient une ressource collective.Le Consulat est né de cette conviction simple : aucun avenir désirable ne se construira sans imagination collective.
expositions, concerts, performances, projections, conférences, ateliers, résidences et formats hybrides. Sa programmation se construit avec des artistes, des collectifs et des associations qui participent à faire du lieu un écosystème. Lequel prend vie à travers des rencontres, des résidences et des événements hybrides, à l’image de Sababa, qui illustre cette circulation entre engagement et fête collective.
Il reconnaît une autre forme de citoyenneté : culturelle, sensible et collective. Une citoyenneté qui refuse de séparer la création de l'engagement, l'imaginaire de l'action, la fête de la pensée.Nous refusons que la culture soit un privilège, un marché ou un décor. Nous voulons un lieu où l'on vient autant pour créer que pour regarder, autant pour parler que pour écouter, autant pour se transformer que pour se divertir.






Consulat, n.m. Représentation d'un gouvernement dans une ville étrangère du monde de demain ayant pour but (d'aider les ressortissants du pays qu'il représente dans le pays d'accueil) de relier les arts, les idées et les citoyens afin d'inventer des solutions nouvelles pour un avenir désirable.
Le corps comme acte politique. Parce qu'une société se construit aussi par le mouvement, la présence et la joie partagée.
Les mondes, les horizons, les gens. Parce que les rencontres sont souvent le point de départ des transformations.
Librement, ensemble, contre les évidences. Parce qu'aucune démocratie vivante ne peut se passer de débat, de doute et d'esprit critique.
Pour un monde plus juste. Parce qu'un lieu culturel ne peut pas être seulement un observatoire du monde. Il doit aussi être un espace où se construisent des réponses, des alliances et des formes d'action.
Le Consulat est un lieu de paroles autant que de fêtes. «Les Voix du Consulat», c’est l’espace où elles se déposent : récits, tribunes, entretiens, portraits.
On y donne la parole à celles et ceux qui font la maison : résident.e.s, artistes, associations, penseureuses, voisin.e.s. On y prolonge les débats lancés dans nos murs. On y défend des causes et des idées, on y partage des combats, on y raconte ce qui se vit ici et ce qui se pense pour le monde qui vient.
Direction : David Henochsberg & Philippe Barre
Exploitation : Eve Marguet
Régie général : Oscar Lefranc-Lumière
Programmation & billetterie / Comptabilité : Bérénice Le Boulc’h
Programmation & communication : Gabriel Carrouée
Production : Charlotte Ramillon
Privatisation : Océan-Luna Nitlich
Régie son & lumière : Timothy Sebag
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Le Consulat est situé au 14, avenue Parmentier 75011 Paris
Métro : Voltaire (9)
Vélib : station «Mairie du 11e»
Bus : n°56 Voltaire–Léon Blum ou Chemin Vert / n°69 Popincourt
Mercredi → Vendredi : 18:00 – 00:00
Samedi : 18:00 – 02:00
Fermeture annuelle : du 20 au 26 décembre 2026 et du 7 au 21 août 2027
inspirée de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
Préambule
Nous, habitantes et habitants d’un monde en mutation, réuni·e·s par le désir de justice, de dignité et de liberté réelles, affirmons que les droits ne sont ni figés ni abstraits, mais vivants, en mouvement, et à défendre sans relâche. Cette déclaration reconnaît toutes les existences, toutes les identités, toutes les voix.
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité, en droits et en voix. Cette égalité doit être matérielle, sociale et culturelle. Aucune domination patriarcale, raciale, économique ou symbolique n’est légitime.
Chacun·e dispose librement de son corps, de son identité et de son expression. Le droit d’exister tel que l’on est ne se négocie pas.
Toute personne a droit à une vie sans violence. Les violences sexistes, sexuelles, raciales ou sociales sont des atteintes fondamentales à la société.
La liberté d’expression inclut la liberté de créer, de penser, de déranger. Les espaces culturels sont des lieux de résistance, de récit et de transformation.
Toute personne a le droit de parler et d’être entendue. La société doit amplifier les voix minorées.
La loi doit protéger chacun avec impartialité. La justice doit être équitable et réparatrice. Elle ne saurait être l’instrument d’aucun pouvoir ni se plier aux rapports de force.
Les êtres humains ne sont pas propriétaires du monde. Ils en sont responsables. La société reconnaît des droits au vivant non humain et s’engage à le défendre, y compris contre ses propres intérêts.
La culture n’est pas un luxe mais un droit. Elle doit être accessible, libre et diverse.
L’égalité entre les genres et les sexes est un principe non négociable. Les luttes féministes sont essentielles pour mettre fin aux violences. Elles transforment la société en révélant ce qui doit être vu, nommé et changé.
Toute personne a droit à l’accueil et à la considération. La solidarité est un principe actif.
Nous sommes responsables les un·es des autres. La liberté individuelle ne peut exister sans justice collective.
Chaque génération a le droit de croire en un avenir meilleur et a la responsabilité de le construire.
Cette déclaration n’est pas un texte figé. C’est un outil, un mouvement, un engagement. Elle appelle à agir, créer, protéger, transformer. Elle ne demande pas la permission.
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